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Nouvelle Calédonie
Paysage du sud de la Calédonie.
Cette araignée est véritablement horrible, elle fait son bon 10cm. Elle est très répandue en Calédonie, sur son corp se dessine une tête de mort et elle est heureusement innofensive (mis à part qu'elle soit Horrible).
Randonnée dans le sud de la Calédonie
Toujours randonnée dans le sud, ici il faut empreinter une sorte de tyrolienne pour traverser la rivière.
Soirée en refuge, veillée autour du réchaud.
Oliv au sommet d'un grand Kaori foudroyé.
Le sol rouge de latérite que l'on trouve dans le sud.
Week end kite surf
Oliv, Vincent son frêre et moi.
Rien à dire
Nima, le bébé fondu ou l'art de faire la sieste sur la plage.
Nous débarquons à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, le 1 septembre 2010 après 20 jours de mer depuis Tahiti. Cette traversée, fût réalisée dans l'esprit du projet "En route avec aile", c'est à dire en "bateau-stop" et à la voile autant que possible. Le principe du bateau-stop est d'échanger, le temps de la traversée souhaitée, l'hébergement et le couvert contre sa participation à diverses tâches sur le bateau (quarts de jour comme de nuit, entretien, manœuvres et cuisine collective). Après que le Lady K, voilier de luxe nous ai déposé aux Tonga, nous embarquons directement sur le Kamoké, petit voilier familiale. En opposition avec la rigueur professionnelle (mais toujours sympathique) du Lady K, la famille du Kamoké nous accueille dans une ambiance bon enfant : discussions en français (au grand soulagement de Nadège), apéro au coucher du soleil, bonne bouffe, baignades… On est « choke » (traduction de « cool » en calédonien)
Tellement cool qu’au lieu des 7 jours prévu initialement pour joindre les Tonga à la Calédonie, il nous aura fallut treize jours en tout. Le vent n'étant que très rarement de la partie, nous avons, à plusieurs reprise, couché toutes les voiles celles-ci étant devenues moins utiles que la patience.
Ces moments de calme, où la mer se lissait comme de l'huile, permettaient à l'équipage de prendre un bain dans la plus grande baignoire du monde. D’ordinaire, il est très dangereux de quitter un navire avançant même à faible vitesse, pour peu que celle-ci soit plus grande que la sienne à la nage. Il est arrivé que des navigateurs inexpérimentés se retrouvent sans bateau au milieu de l’océan (je vous laisse imaginer leur terrible fin). Il faut aussi savoir que la plupart des voiliers ne sont pas équipés de désalinisateur. L'eau douce est alors réservée presque exclusivement à la boisson. Il n'y pas non plus, en général, de système de douche. Le lavage corporel se fait donc sur le pont grâce à un seau que l'on jette par dessus bord pour récupérer l'eau de mer. Se couvrir de savon sur un pont bringuebalant, requiert une certaine concentration pour ne pas tomber par-dessus bord. Il apparait ainsi beaucoup plus confortable et ludique de se laver directement dans l'océan alors que le bateau est (pratiquement) immobile. Dans un registre plus poétique, se baigner par 5000m de fond est une grande expérience. Descendre vers les fonds infiniment obscurs, dans la profondeur du bleu, puis regarder vers le ciel. C’est un vaisseau volant qui apparait, autour duquel s’agitent quelques paires de jambe nues. Vision toute droit sortie d’Un château dans le ciel…
Malgré la beauté de ces moments, nous ne souhaitions pas rivaliser avec Ulysse quand à la longueur de cette odyssée. Heureusement pour nous, Eole nous accorda quelques poussées jusqu'à 6 nœuds (équivalent 11 km/h environ). Le Kamoké, comme animé d’un souffle de vie, paraissaient alors sauter sur les vagues, tout joyeux qu’il était de se réveiller après un long et ennuyeux assoupissement. A cette « folle » vitesse, les appâts que nous trainions, semblaient reprendre vie eux aussi, imitant admirablement le calamar en fuite. A tel point, que plusieurs carnivores aquatiques n'y résistèrent pas, à la plus grande joie des papilles de l'équipage.
A l’heure du bilan, au port Calédonien, cette vingtaine de jours passés en mer fut fort agréable en comparaison avec ce qu’avait vécu Olivier dans ses précédentes traversées. Cependant, nous sommes ravie de enfin poser le pied à terre et même presque en famille. Bénédicte, fille de la marraine d'Olivier, nous accueille chez elle. Nous y faisons la connaissance d'Ali, son compagnon surfeur, et Nima, leur bébé fraichement né (une perle dans le genre crevette). Ce couple de « Z’oreille », comme on appele ici les immigrés venus de France, s'est installé il y a 5 ans à Nouméa et y travaille maintenant comme enseignants. Nous apprécions aussi particulièrement de pouvoir enfin nous retrouver seul dans la journée, la promiscuité de la cohabitation sur le bateau peut devenir oppressante à la longue, les "moments à soit" sont rares. On prend enfin le temps d'appeler les copains, la famille et pour la première fois depuis deux ans, le blog d’Olivier est mis à jour.
La vie s'écoule douce entre l’ordinateur, le parapente, le marché, le pétrissage du pain et la prise des yaourts.
En Nouvelle-Calédonie, les journées démarrent très tôt. Située à proximité de l'équateur, les levés et couchés de soleil ne varient que d'une heure environ au cours de l'année. Au début de l'été, en octobre, le soleil se lève vers 5h30 et se couche vers 18h. A notre arrivée, nous sortions de l'hiver et il ne faisait pas moins de 25 degré la journée. Laissant présager un été des plus torrides!
Au bout de 15 jours, il est vrai que nous commencions à manquer d'activité, l'ennuie pointerait-il le bout de son nez?? Nous ne lui en laissons pas le temps. Vincent, le frère d'Olivier et qui soit disant devait nous attendre en Nouvelle-Zélande, apparait par surprise lors d'une soirée pic-nic. Les deux frangins ne se sont pas vus depuis 3 ans. Imaginez la scène d’un regard extérieur : au beau milieu d'une soirée tranquille un groupe de jeunes trentenaires discute calmement en trempant leur cake-olives dans leur vin. Puis arrive un type louche que personne ne semble connaitre et donc ne salut, cachant son visage d'un foulard et parlant d'une voie ridiculement aigüe pour se présenter sous le nom de Sandy. De suite, un des Z’oreilles de l’assemblée, un des qui était limite en train de dormir et dont tout le monde avait presque oublié l'existence, se lève et pousse de grand cris à peine compréhensible "Vincent!! Putain de b.. de dieux, de vingt dieux de mes c.., qu'es'tu fout là??", de là le type louche relève son foulard avant de lui répondre tout aussi clairement « Ahhhhh, mais Ahhh, on de AAAhhhh ». Sur ce, les deux bestioles se sautent dans les bras tout en se frappant à grand coup de claques dans le dos et en sautant et en hurlant. Dans l’assemblée, on échange des regards interloqués, personne n'y comprend rien, sauf peut être Nadège (qui faisait partie du coup monté).
Ragaillardie par l'arrivée de Vincent, l'équipe Grenobloise est en pleine puissance. Parfait pour entamer une petite semaine de randonnée dans les montagnes du sud calédonien. Cinq jours de nature, parfois grillant sur les sols rouges de latérites, parfois noyés dans une étuve de verdure équatoriale, rythmant toujours de notre pas le chant mélodieux des oiseaux.
Le stop en encore notre principal moyen de transport (mon vélo est resté en Nouvelle Zélande) que ce soit intra-urbain ou pour couvrir plusieurs centaines de kilomètres. Nous sommes ainsi amené à rencontré facilement la population que nous ne manquons pas d'assiéger par nos questions. On peut diviser les Calédoniens en trois populations : - les Z'oreilles, métropolitains installés en Calédonie - les Caldoches, descendants des esclaves et colons blancs arrivés en Calédonie il y a plusieurs générations - et les Kanaks, descendants des premiers habitants de l'île. Malgré le melting-pot géographique au sen de la capitale, blancs et kanaks se fréquentent peu au quotidien. Les Z’oreille, souvent bardés de diplômes métropolitains, accèdent plus facilement aux meilleurs postes du pays. Laissant, les fonctions les moins rémunérées aux caldoches et Kanaks. L'écart social approfondie ainsi le fossé relationnel entre les deux couleurs. Sans en connaitre véritablement les raisons, il semblerait que la population kanake soit particulièrement sensible aux excès de boisson alcoolisée. A tel point qu'aucun magasin n'est autorisé à vendre de l'alcool entre le vendredi soir et le lundi matin. Mais il est aussi dangereux de trop écouter les mises en garde et les histoires isolées qui finissent mal. Les à-priori peuvent s’en trouver renforcés, faussant prématurément le jugement personnel.
Quoi qu'il en soit, voilà deux mois que nous sommes sur le « Caillou ». Nous nous y plaisons bien et évoquons la probabilité de travailler comme ingénieurs (mécanicien et hydrogéologue) dans les mines de nickel. Les salaires sont certes attrayants mais surtout le pays, en plein développement minier, nous offre sa confiance professionnelle. L'occasion d'obtenir rapidement de belles responsabilités. Notre départ pour la Nouvelle-Zélande prévu pour début novembre sera-t-il reporté à dans 5 ans?? à suivre... -
Par nade dans Nouvelle Calédonie le 6 Mars 2011 à 02:31
Pour des raisons pratiques autant de votre côté que du mien, j'ai décidé de déposer dorénavant les nouvelles photos et textes sur FaceBook et sur le site 'Olivier : enrouteavecaile.com.
En effet les photos sont très longues à charger sur ce site... et tout est à peu près branché sur Facebook.
à très bientôt!!
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Par nade dans Nouvelle Calédonie le 7 Décembre 2010 à 01:16

Un Calamar

Une Nadège
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